Aquarelle vient du mot latin "acqua" qui signifie "eau" et transparence. Curieusement, l'aquarelle est un dérivé de la gouache. Bien qu'il y ait des aquarelles au XVIIIè siècle, c'est surtout à l'époque impressionniste, au XIXè siècle, que l'aquarelle a pris ses titres de noblesse. En effet, les peintres impresssionnistes, en quête de lumière naturelle, ont eu recours à l'aquarelle et à sa transparence pour traduire, sans l'opacité de la gouache, les vibrations subtiles de la lumière. Le liant qui constitue l'aquarelle est composé de gomme arabique, de miel, et de glycérine. Cette base, sous forme de crême, est boyée avec les pigments, c'est à dire mélangée à fond. Ce broyage se fait avec des meules de granit qui tournent lentement de manière à éviter tout échauffement de la pâte. Il ya plusieurs étapes pour ce broyage. Le lavis est l'antichambre de l'aquarelle. Cette technique doit nécessiter beaucoup d'eau, ainsi que nous allons le voir. C'est l'eau conjugué avec le fond blanc du papier et non le blanc en tube qui éclaircissent les couleurs. Exemple : |
Ce qu'il convient d'éviter surtout à l'aquarelle ce sont sont les opacités qui sont contraires à la nature du matériau : la transparence. Vous le verrez dans les multiples exemples suivants. Les opacités et les effets de gouaches, de pâte, sont donc à bannir absolument pour l'aquarelle. Exemples : |
Cependant on peut, pour quelques détails, jouer avec les effets de pâte, excepté pour toute surface importante qui révèlerait une opacité. On appelle cela : les effets de peinture sèche. Exemple : |