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     La relation entre le dessin et l'aquarelle

    Ainsi que nous l'avons déjà souligné, le dessin doit être constamment présent dans un tableau.

    Certains puristes gomment toutes traces de dessin à la fin, lorsque la couleur est bien sèche. Cela renforce la netteté et l'éclat des blancs.
    Les maitres anciens ne procèdaient pas ainsi. C'est pourquoi il existe des degrés entre le dessin et l'aquarelle.

    Le premier degré, c'est le dessin poussé, rehaussé de quelques touches de couleur. Dans une telle oeuvre, le dessin est primordial par rapport à la couleur.
    Le second degré c'est une légère esquisse très poussée en aquarelle. Dans ce cas le dessin cède le pas à la couleur, dans l'effet optique.

    C'est l'un ou l'autre mais il ne doit pas y avoir d'égalité optique entre la puissance du dessin et la puissance de l'aquarelle. Il y aurait, dans ce cas, un conflit d'égalité, à la lecture.    

    Voici quatre exemples de dessins aquarellés, dans des styles différents :

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Gustave Moreau (XIXè). Les animaux malades de la peste. (Illustration pour la fable de La Fontaine). Dessin aquarellé 30 x 21. Paris, Musée Gustave Moreau
Gustave Moreau (XIXè). Les animaux malades de la peste. (Illustration pour la fable de La Fontaine). Dessin aquarellé 30 x 21. Paris, Musée Gustave Moreau

    Dans cet exemple ci-dessus, la présence du dessin est très forte.

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Jongkind (XIXè). Rue des Fossés St Marcel (1868). Dessin aquarellé. Musée du Louvre, Paris
Jongkind (XIXè). Rue des Fossés St Marcel (1868). Dessin aquarellé. Musée du Louvre, Paris

    Ici aussi, on remarque le dialogue subtile entre les dessin et l'aquarelle.

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Cézanne (XIXè). Baigneuses sous un pont (Collection privée
Cézanne (XIXè). Baigneuses sous un pont (Collection privée

    Ci-dessus, un autre exemple de légères indications de couleur sur un dessin assez abouti.

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Théodore Rousseau (XIXè). Le chemin de Paris. Dessin aquarellé, collection privée
Théodore Rousseau (XIXè). Le chemin de Paris. Dessin aquarellé, collection privée

    Exemple très fin d'une aquarelle bien servie par un dessin léger et très rigoureux.
    C'est une belle démonstration d'amour du dessin et du sujet. Il y a, là, autant de fraîcheur et de goût à l'exécution malgré une longue expérience, qu'il y en aurait dans les tout débuts de la jeunesse et du métier. Ces artistes étaient bien éloignés de nos maladies contemporaines telles les "bougeottes", les démangaisons de noueautés, les soucis de se distinguer des autres, la hantise de montrer sa personnalité avant son expérience...les expositions de "trucs" et de "procédés" plutôt que "le métier véritable"... Bref, toutes ses politions humaines de la vie moderne, qui entravent plus qu'elles ne favorisent la création, durable et authentique.
    Merci à vous aussi Monsieur Théodore Rousseau.

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